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La crampe

Une crampe, une crampe du matin et c’est la panique.
Même un peu de peur de ne pas pouvoir danser,
de ne pas pouvoir donner un atelier.
Boire de l’eau, mettre une pommade,
trouver le bon point d’acupuncture…
Je ne sais plus. Zut, je n’ai plus de gaultherie.
C’est le diabète ou le cholestérol?
Vite, du magnésium...
En 30 secondes, je suis devenu hypocondriaque.
Mon corps change.
Il me faut apprendre à faire avec ce changement.

ARLEQUIN ou POLICHINELLE

Une carte postale au fond d’une boite,
un boite à chaussures.
Un Arlequin de Piero Fornasetti.
Une carte postale de Madame Auburtin, ma première professeure de danse, à Metz.

Ou Polichinelle :
O amour, amour, amour! Pauvre Polichinelle, quelle diable de fantaisie t'es-tu allé mettre dans la cervelle?
A quoi t'amuses-tu, misérable insensé que tu es?
Tu quittes le soin de ton négoce, et tu laisses aller tes affaires à l'abandon;
tu ne manges plus, tu ne bois presque plus, tu perds le repos de la nuit; et tout cela, pour qui?
Pour une dragonne, franche dragonne; une diablesse qui te rembarre et se moque de tout ce que tu peux lui dire.
Mais il n'y a point à raisonner là-dessus. Tu le veux, amour: il faut être tout comme beaucoup d'autres.
Cela n'est pas le mieux du monde à un homme de mon âge; mais qu'y faire?
On n'est pas sage quand on veut; et les vieilles cervelles se démontent comme les jeunes.
Je viens voir si je ne pourrai point adoucir ma tigresse par une sérénade.
Il n'y a rien parfois qui soit si touchant qu'un amant qui vient chanter
ses doléances aux gonds et aux verrous de la porte de sa maîtresse.
Voici de quoi accompagner ma voix.
O nuit! ô chère nuit! porte mes plaintes amoureuses jusque dans le lit de mon inflexible.

Arlequin, Polichinelle, Macbeth, Nijinskoff ou Don Quichotte ?




Mise à jour

Je danse dans la vallée des Eaux Claires
à Angoulême en chantant « The Show must go on ».
Je suis né en 1964. Je n’arrive pas à ne plus faire ce métier.
Je n’arrive pas à ranger mon tutu.
C’est difficile de faire autre chose,
même si peau de chagrin, les propositions.
Comment être sur le marché du travail artistique?
Dans le quartier, j’ai travaillé avec Agnes Pelletier.
Mais fin en eau de boudin et je ne buvais pas d’alcool.
J’ai travaillé avec Julie Dossavi
mais cela ne l’a pas fait,
je crois que l’on dit comme ça.
Sûrement une histoire d’égo.
Et maintenant, il faut que je retrouve une fluidité dans le mouvement,
vendre ma chorégraphie
MY CHOREOGRAPHIC SUITCASE avec Paul Peterson et Lucie Euzet,
et écrire deux ou trois trucs.
Normalement, ce spectacle, on devait le faire à la Métive à Mouthier d'Ahun,
mais
dans mes textes, une phrase de trop…
à la sortie de résidence.
Et à La Rochelle, au Théâtre l’Horizon,
on a fait pour la première fois de ma vie : zéro spectateur.
Là, tu te dis que tu approches d’une fin, une fin de cycle.
J’ai pas pris mon téléphone pour appeler Aurore ou Axel.
La bonne nouvelle, c’est que je n’ai pas le cancer de la prostate.











Le déclin n’est pas loin.

Quand tu vis à Angoulême, en fin de carrière,
loin des grandes scènes,
tu deviens invisible.
C’est vrai que je ne fais pas beaucoup d’efforts pour
être médiatique, que je connais de moins en moins
les compagnies, les danseurs et danseuses, les programmateurs
et directeurs ou directrices des théâtres.
Mardi, j’ai fait mon atelier à L’Arche de Fontbelle,
et dimanche je donne un atelier relaxation pour Tendanse.
Je vivote, virevolte encore un peu, loin de Paris.
C’est vrai que je n’ai pas entretenu mes relations professionnelles
et même mes relations amicales
et que je ne suis d’aucune famille chorégraphique.
En même temps, je suis toujours dans la danse même si invisible.











POP, POP, POP!

Une semaine à Kontainer pour la Popinière.
Du 16 au 21 février 2026.
Merci la Cie Androphyne.

MERCI
SOLEÏMA ARABI
LAURIE DEBOVE
LOUIS FABRIÈS
CHER1, ARNAUD CHÉRON
THIBAULT TOURMENTE





Décembre 2025 s’achève.

Un mois difficile. Répétitions et inhumation de ma mère.
Merci Maman, de nous avoir emmener au Théâtre Municipal de Metz, de nous avoir laisser le choix de faire de la danse avec Monsieur et Madame Auburtin.

Bientôt en tournée à Amiens avec SUPERAMAS :
Avec "Ces choses qui nous possèdent" Vincent et Frédéric respectivement acteur et danseur s’invitent dans une classe de collège et entreprennent de faire l’inventaire des choses qui ont marqué leur enfance. Les objets, ramenés par les sexagénaires alimentent les récits, les moments performatifs ou dansés : projecteur de diapositives, magnétophone à bande, boite de magie, téléphone à cadran rotatif, guitare... Embarquant les élèves pour un voyage dans un passé, pas si lointain mais définitivement suranné, "Ces choses qui nous possèdent" propose un miroir déformant du monde contemporain, de ses excès et de ses contradictions.

PRODUCTION
Superamas
SOUTIEN
Région Hauts-de-France (PRAC), la Ville d’Angoulême, Maison du Théâtre d'Amiens
CRÉATION
2025
DISTRIBUTION
Écriture et mise en scène : Superamas
Souvenirs et interprétation : Frédéric Werlé & Superamas
Regard extérieur : Agata Maszkiewicz

Spectacle à destination de la jeunesse, créé pour être joué dans les établissements scolaires (collèges et lycées)

Continuer à lire "Décembre 2025 s’achève."

INVITATION ZUM TANZ

Encore un spectacle!
Je me lance dans un dernier projet.
Oui, le dernier, même si je suis un indien à 2 balles.
Peut-être un peu tard, mais c’est bon pour vendre, je serais nu.
Non… je n’ai jamais été nu sur scène. En slip, mais jamais nu.
Même si Régine Chopinot, par exemple, me le demanda...
Elle voulait mon anus face au public.
J’ai dit oui mais seulement si elle savait pourquoi
ou même simplement l’intention voulue.
Elle ne trouva jamais la réponse
et son chien fidèle effectua à ma place
sans rechigner cette volonté qui sortait de nulle part.
C’est dur pour une chorégraphe de ne pas avoir de rêves,
ou de ne pas savoir la différence entre imagination et imaginaire.
Elle était jalouse des rêveries des autres.
Je me souviens aussi d’un directeur qui me proposa de faire un spectacle avec
des danseuses nues, un spectacle glissant… vers l’érotisme.
Mon travail ne l’intéressait pas.
Je suis sorti du bureau, la queue basse, même si j’ai quelques pages d’écrits érotiques,
mais je ne supporte pas les libidineux.

Un dernier projet à construire.
Des petits essais pour le plaisir. Et un grand, un gros pour finir.
Des petites apparitions pour déchirer, une par une, les pages du cahier des idées.
Enfin, on verra.
En ce moment, c’est mon corps qui ne tient pas la route.
Avec plusieurs problématiques encore à définir
avec des rendez-vous médicaux à venir.
Beaucoup d’efforts à venir pour retrouver un minimum de santé
pour pouvoir danser sans être trop ridicule,
sans que cela rompt.
Continuer à lire "INVITATION ZUM TANZ"

Mon corps est une éponge


Mon corps est une éponge.
Mais pas une serviette éponge.
Aujourd’hui je dis non.
Je dis non aux emmerdeurs.
Je dis non aux personnes toxiques.
Je dis non à la danse classique.
Je dis non à ceux qui veulent nous faire avaler des couleuvres.
Je dis non aux hommes et femmes politiques.
Je dis non pour mieux respirer.
Mon coeur pas trop lentement.
J’ai une bradycardie.
Moi qui aime tant la respiration et les changements rythmiques en danse…
je viens d’apprendre que mon coeur ne suit pas la cadence.
Alors je dis non pas maintenant.
Je dois finir mon travail.





C’était mieux avant...

Je ne pensais pas dire ça…
Je ne veux pas dire ça…
Comme un vieux con.
Mais il y a quand même quelque chose de différent…
Je crois que faire un métier artistique est plus difficile aujourd’hui.
Il me semble que l’artiste n’est même plus le fou du roi.
C’est maintenant un métier non essentiel.
J’ai encore deux ou trois choses à faire.
Et peut-être à me battre pour un peu de respect pour ce métier.





C’est le pied!

Un pied après.
Il manque l'autre
Sans détermination, donc hésitation
Ni sans chercher le rubicon,
Ou autres malfaçons
Le pied gauche cherche le pas,
le pas de côté pour rejoindre le pied droit.
C'est peut-être une danse?
Je danse pour ne pas perdre mon contour.
Il y a mouvement avant même de danser,
avant la danse,
par la respiration.
Par l'acceptation du cerveau à se libérer de contraintes morales ou physiques.
Par la circulation de la chaleur.
Une chaleur qui donne aux muscles et autres tendons, le feu vert pour se lancer.
La pratique de la danse serait un zeste de la biologie et la chimie de notre corps.
Un reste reptilien?
Une capacité à court-circuiter le mental.
Une capacité à ralentir le feed-back, le jugement de soi.
Je danse pour ne pas perdre mon contour et affirmer que je suis encore vivant.


Continuer.
Continuer mais faire autrement.
Avec l’âge, je suis dans l’obligation de faire autrement.
Mais c’est aussi que gesticuler pour gesticuler ne m’intéresse plus.
Il me faut faire évoluer ma pratique,
coller plus avec mes aspirations poétiques et humoristiques.
Faire mon chemin.
Je suis déjà loin des sollicitations des lieux à la mode,
et des actualités parisiennes.
Faire mon chemin. Avant de disparaître.


ATELIER DU MARDI à L’Arche de Fontbelle

Le mardi, c’est atelier.
J’aime bien ce mot ATELIER qui correspond bien à cette idée d’expérimenter, d'essayer.
C’est un vrai pied sur terre et cela me permet de tenter.
Je pense même que si j’avais fait des ateliers régulièrement,
j’aurais ma méthode.
LA METHODE NIJINSKOFF par Frédéric Werlé
pour danser sans se faire mal,
pour danser comme on veut.
LA METHODE NIJINSKOFF par Frédéric Werlé
une boîte à outils pour peaufiner son estime de soi,
une boîte à outils pour aller vers l’autre.
Merci à mes partenaires du mardi. mes élèves et Martine Bagouet.
Avec eux, tout est possible.
Le livre de notre travail bientôt dans les bonnes librairies,
et le film pour la rentrée…
C’est un début, je visualise l’évolution de ma méthode.







ARCHIVE 2

ARCHIVE 2
Toujours par Manuel COURSIN et Antoine LENGO,
la bande son de mon solo
LES SONGES DU MOINE PROVISOIRE
mon premier solo